GHIS! · démonstrateur interne
Le Classeur : un assistant documentaire qui ne sort jamais de la machine
Une page qui vend un assistant documentaire souverain ne prouve rien tant qu’on ne voit pas l’assistant. Et une démonstration filmée sur un modèle hébergé chez un éditeur américain détruirait l’argument qu’elle est censée servir. Contrainte de départ : aucun appel sortant, ni pour la recherche, ni pour la rédaction.
La décision qui a tout déterminé
Le corpus est généré par le code, jamais écrit à la main. Vingt documents en Markdown, rendus en PDF par un navigateur, avec un contrôle qui refuse d’écrire le manifeste si l’article 6.2 ne tombe pas en page 11. C’est ce qui rend la citation vraie et la garde vraie.
Le contrôle a été testé à l’envers, sur une copie jetable : saut de page supprimé, valeur modifiée, page volontairement débordée. Les trois sabotages ont été rejetés. Une vérification qu’on n’a jamais vue échouer ne prouve rien.
Ce qui a résisté
La similarité ne suffit pas
Le passage qui contenait la réponse arrivait au rang 19 sur 110, parce que son texte ne contient ni le nom du client ni l’année, seulement la règle. Il a fallu enrichir chaque passage de son contexte documentaire.
L’enrichissement a créé son défaut
Dès lors que chaque passage ressemble à son document, une question qui nomme le client fait remonter les pages de garde. Sept des sept premiers résultats étaient des couvertures. Le nom du client sert désormais à filtrer, plus à classer.
Quatre-vingt-treize combinaisons
Canaux, viviers et plafonds mesurés avant de retenir la bonne configuration. Celles qui dégradaient sont conservées dans la documentation : savoir ce qui ne marche pas vaut autant que savoir ce qui marche.
Quatre preuves à tenir
Citer la page, refuser quand l’information manque, respecter les droits profil par profil, signaler un document périmé. Ce sont exactement les quatre choses qu’un assistant grand public ne sait pas faire sur vos documents.
Deux défauts que seule la mesure pouvait attraper
Une optimisation qui supprimait la réponse
Le passage injecté au modèle était recentré sur la phrase la mieux appariée à la question. Sur une question affirmant « 72 heures », le recentrage écartait la phrase contenant « 48 heures », et le modèle répondait, correctement au vu de ce qu’il avait reçu, qu’il ne trouvait pas. Un refus parfaitement crédible produit par un défaut invisible.
Un garde-fou qui produisait de l’invention
Un exemple avait été ajouté au prompt pour fiabiliser les citations. Il parlait de menuiseries, avec des valeurs plausibles. Le modèle les a recopiées dans une vraie réponse comme s’il s’agissait de faits du corpus. L’exemple porte désormais sur une bibliothèque municipale : assez concret pour enseigner la forme, assez éloigné pour qu’aucune de ses valeurs ne puisse passer pour un fait.
Ce qui est mesuré
0,15 s
Recherche dans 101 pages
19,8 s
Réponse complète, sur processeur
0,2 s
Refus d’une question hors corpus, sans solliciter le modèle
0
Appels réseau sortants
38
Questions étiquetées pour régler la sensibilité du refus
Amont
Étanchéité des droits : vérifiée sur le contexte envoyé au modèle
Relevés le 9 août 2026, modèle Qwen2.5-3B, processeur seul. Le dernier point est le seul qui compte vraiment : contrôler la réponse ne prouve rien, il faut contrôler ce que le modèle a reçu.
Ce que le projet a changé dans la méthode
Quatre règles en sont sorties, appliquées depuis à toute mission de ce type :
- Filtrer avec les entités plutôt que classer avec
- Ancrer les extraits en tête d’article
- Choisir un exemple hors du domaine du corpus
- Vérifier les droits en amont du modèle
Voir l’offre
La démonstration publique, les quatre preuves et les options d’hébergement sont sur la page de l’offre.
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