Que fait une fiche Google que votre site ne fera jamais ?
Elle vous place sur la carte, au moment où quelqu’un cherche un professionnel près de chez lui. Au-dessus des résultats, Google affiche trois entreprises avec une carte : un site, même excellent, n’y apparaît pas. Cette place se gagne uniquement avec une fiche.
La fiche est gratuite et se remplit en une heure. Pourtant, une entreprise sur deux seulement est inscrite sur un annuaire gratuit en ligne, fiche Google comprise. C’est ce que mesure le Baromètre France Num 2025, publié par le ministère de l’Économie (Direction générale des Entreprises). Il en compte 19 % sur un annuaire payant.
À Manosque, à Digne ou dans le val de Durance, trois ou quatre professionnels se partagent une même recherche. L’absence de fiche s’y paie tout de suite. C’est le premier chantier, avant même de penser au site.
Les avis, la fiche Google et la réputation locale sont la base. Notre article comment obtenir plus d’avis Google sans enfreindre les règles explique quoi y faire.
Pourquoi une page Facebook ne remplace-t-elle pas un site ?
Parce qu’elle ne vous appartient pas. Vous occupez un emplacement, aux conditions du propriétaire, et le nombre de gens qui voient vos messages se décide chez lui. Le réseau peut perdre son public sans que vous ayez rien changé.
L’Afnic, l’organisme qui gère les adresses en .fr, l’a mesuré dans son étude « Réussir avec le web » 2025. Elle a interrogé près de 2 500 petites et moyennes entreprises françaises (TPE et PME). Facebook y est utilisé par 48 % des entreprises interrogées, contre 71 % un an plus tôt. Toujours selon l’Afnic, 37 % figurent sur un annuaire en ligne, contre 47 % l’année précédente.
Les réseaux sociaux restent le premier moyen des petites entreprises pour exister en ligne. Selon la même étude, 64 % sont présentes sur au moins un réseau social. Mais ces réseaux sont moins stables qu’ils n’en ont l’air. Deux limites s’ajoutent :
- Une publication vit quelques jours dans le fil d’actualité, puis disparaît de la vue. Une page de site répond à la même question pendant des années.
- Vous ne récupérez pas votre public. Si la page ferme ou si les règles changent, ni vos abonnés ni leurs coordonnées ne vous suivent.
Qu’est-ce qu’une IA peut citer de votre entreprise ?
Ce qu’elle peut lire, comparer avec d’autres sources et rattacher à une page qui dure. Votre fiche lui donne des faits courts : nom, adresse, horaires, note moyenne. Votre site lui donne le reste : ce que vous faites exactement, pour qui, à quelles conditions, et sur quelle zone.
Pour apparaître dans les réponses des IA, il faut leur montrer que vous êtes fiable. France Num en donne trois moyens, dans son guide sur le référencement local et l’IA :
- un site bien construit et bien écrit ;
- des informations cohérentes partout sur le web ;
- le fait d’être cité par des sources reconnues.
Aucun de ces trois points ne se construit sur une page Facebook. Notre article sur ce qu’on a mesuré pour être cité par ChatGPT détaille le mécanisme. Le travail lui-même relève de notre référencement sur Google et dans les IA.
Peut-on vraiment s’en passer, dans certains cas ?
Oui, et le dire fait partie du conseil. Deux situations le permettent. Le bouche-à-oreille remplit déjà votre carnet, et vous ne cherchez pas de nouveaux clients. Ou vous vendez entièrement par un grand site de vente ou de réservation, qui vous amène déjà les clients.
Dans les deux cas, la question n’est pas réglée : elle est reportée. Le jour où le carnet se vide, ou que la plateforme augmente sa commission, il faut des mois pour bâtir une visibilité qui vous appartient. Et ces mois tombent toujours au mauvais moment.
Un point mérite d’être dit franchement : un site bâclé fait plus de mal que pas de site du tout. Jamais mis à jour, des horaires faux, trois lignes de texte passe-partout : il ajoute une information contradictoire. Les moteurs de recherche et les IA vont la comparer avec votre fiche.
Notre Repère, plus technique, sur les sites générés par IA qui se ressemblent tous montre à quoi ressemble ce piège aujourd’hui.
Par quoi commencer, et dans quel ordre ?
Commencez par la fiche : elle est gratuite et visible en quelques jours. Le site vient ensuite, à la taille de votre activité, pas à celle du catalogue d’une agence. Quatre étapes suffisent pour passer d’une présence louée à une présence qui vous appartient.
- Remplissez votre fiche Google à fond. Catégorie exacte, horaires réels, zone d’intervention, photos de vos réalisations, réponse à chaque avis.
- Écrivez quatre pages, pas quarante. Un accueil qui dit qui vous êtes, une page par prestation principale, une page avec les communes où vous intervenez, une page de contact.
- Donnez les mêmes informations partout. Nom, adresse et téléphone strictement identiques sur le site, la fiche et les annuaires. Une seule différence suffit à faire douter un moteur de recherche comme une IA.
- Vérifiez ce qu’une IA raconte sur vous. Demandez à ChatGPT, ou à une autre IA comme Perplexity, quel professionnel appeler dans votre ville. Puis corrigez ce qui est faux, à la source.
Refaire tout le site n’est pas toujours nécessaire : la plupart des entreprises ont une base à clarifier, pas à reconstruire. C’est le chemin suivi dans notre réalisation Nettoyage hôtelier : d’un site invisible à un site qui amène des clients. La visibilité locale y a été rebâtie ville par ville. Décider ce que doit contenir votre site relève de notre offre sites web.
Sources
- Étude « Réussir avec le web » 2025, 8e éditionAfnic, enquête menée auprès de près de 2 500 TPE et PME
- Présence en ligne des TPE PME : une progression qui marque légèrement le pasFrance Num, Direction générale des Entreprises
- Baromètre France Num 2025 : le numérique et l’intelligence artificielle dans les TPE et PMEDirection générale des Entreprises, septembre 2025
- Référencement local : comment rendre votre entreprise visible dans les réponses des IAFrance Num, Direction générale des Entreprises