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Faut-il publier un fichier llms.txt pour être cité par les IA ?

Référencement5 minMis à jour le

Un devis pour refaire votre site contient une ligne que vous n’aviez pas demandée. Elle dit : « création du fichier llms.txt, pour apparaître dans les réponses des IA ». Pour Google, cette ligne ne sert à rien, et Google l’écrit lui-même.

Qu’est-ce qu’un fichier llms.txt, et qui le lit ?

C’est un petit fichier texte qui présente votre site aux IA. Son nom vient de l’anglais : « llms » veut dire « grands modèles de langage », le nom technique des IA qui écrivent du texte, comme ChatGPT. Et « .txt » désigne un fichier texte. Il se trouve à l’adresse de votre site suivie de /llms.txt.

Il résume le site et liste ses pages importantes, dans une forme écrite pour une IA plutôt que pour un visiteur.

L’idée est publique, sur llmstxt.org. C’est une simple proposition, que chacun est libre de suivre : aucun organisme ne l’impose, et aucun moteur de recherche n’est tenu de lire ce fichier.

La bonne question est donc : qui lit vraiment ce fichier ? Pour Google, la réponse est écrite.

Google tient-il compte du fichier llms.txt ?

Non. Le 10 juillet 2026, Google a mis à jour son guide pour apparaître dans ses fonctions d’IA. Il y écrit qu’aucun nouveau fichier n’est nécessaire pour apparaître dans la recherche Google. Aucun fichier ni format spécial pour l’IA. Ces fichiers n’aident ni ne nuisent à votre visibilité, parce que la recherche Google les ignore.

Sa page sur ses fonctions d’IA dit la même chose autrement. Ces fonctions, ce sont les résumés écrits par l’IA en haut des résultats, les « aperçus IA ». C’est aussi le « mode IA », où l’on pose ses questions à l’IA de Google.

Pour y figurer, il n’y a aucune condition en plus. Il suffit que votre page soit connue de Google et puisse s’afficher dans ses résultats avec un extrait (les quelques lignes affichées sous le titre).

Le guide du 10 juillet range aussi deux pratiques parmi les astuces à éviter. La première : les fichiers spéciaux pour l’IA. La seconde : couper un texte en petits morceaux, rédigés pour des machines plutôt que pour des lecteurs. Facturer ce fichier pour être cité dans Google, c’est donc vendre une chose que Google déclare ne pas utiliser.

Le fichier sert-il à autre chose qu’à Google ?

Peut-être, mais rien ne le prouve, et personne ne devrait vous le promettre. Google n’est pas seul : d’autres IA, comme ChatGPT, lisent les sites. Et certaines IA parcourent aujourd’hui les sites à la place d’une personne, pour faire une démarche à sa place, comme remplir un formulaire.

Un outil gratuit de Google, qui contrôle la qualité des sites, vérifie désormais si ce fichier existe. Mais sa notice classe ce contrôle parmi ceux qui servent à ces IA qui font des démarches. Il ne compte pas pour votre place dans les résultats : la recherche Google, elle, ignore toujours le fichier.

Ce qui manque, c’est une preuve. Nous n’avons aucune mesure qui montre qu’un assistant cite une page parce qu’elle figure dans ce fichier, et nous n’en avons trouvé aucune publiée. Tant que cette preuve manque, le fichier reste un pari qui ne coûte presque rien, pas une méthode.

Nous en publions un nous-mêmes, sur ghis.fr/llms.txt. Il est fabriqué à partir de la même liste de pages que le plan de notre site (la liste de toutes ses pages). Il ne demande donc aucun entretien, et il dit toujours la même chose que le site.

Nous n’en attendons aucun effet sur Google. C’est le seul cas où il se justifie : quand il ne coûte presque rien.

Que faire à la place, si le but est d’être cité ?

Travailler les pages, pas les fichiers posés à côté. Google le dit dans le même guide : les bases pour être bien placé sur Google restent le point de départ. Ce qui compte, c’est un contenu original, utile à une personne, sur un site que Google peut parcourir et afficher dans ses résultats.

Chez un client dont nous avons mesuré les résultats, le travail a porté sur les pages elles-mêmes. Il a fallu réparer les pages cassées, donner une page à part à chaque sujet quand une page en mélangeait plusieurs, et écrire en haut de chaque page la réponse à sa question. Ce n’est pas le découpage que Google déconseille : on n’a pas haché les textes pour les machines, chaque sujet a reçu sa propre page, avec un titre qui pose la question.

Le détail est dans ce que nous avons mesuré chez un client. Et pour savoir quels robots des IA laisser entrer sur votre site, lisez notre guide sur les robots.

Pour juger un prestataire, posez-lui une question : « Qu’est-ce que vous mesurez avant et après ? » Une réponse qui commence par un fichier à ajouter au site est un mauvais signe. Une réponse qui parle de pages, de questions de clients et de mesures avec leur date est un bon signe.

Vous voulez que les IA puissent faire des démarches sur votre site, et pas seulement le lire ? C’est un autre sujet, plus sérieux. Notre Repère, un article plus technique, explique comment relier une IA à vos outils et à votre site.

Pour savoir où en est votre site, notre audit de votre site mesure ce qui compte vraiment, page par page. Vous pouvez aussi nous écrire avec le devis qui vous pose question : lire une ligne de ce type ne demande pas de rendez-vous, on vous répond par écrit.

Sources

  1. Optimizing your website for generative AI features on Google SearchGoogle Search Central, dernière mise à jour le 10 juillet 2026
  2. AI features and your websiteGoogle Search Central, dernière mise à jour le 10 décembre 2025
  3. Lighthouse : audits de la navigation agentiqueChrome for Developers, dernière mise à jour le 5 mai 2026
  4. La proposition llms.txtllmstxt.org, site de la proposition

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